Écrit pour le jour du jeune combattant

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Des chaînes qui tels des oiseaux volent sur les câbles électriques, l’obscurité règne,  et les loups, sauvages comme ils sont, dansent autour du feu qu’ils embrassent.

Des bouteilles allumées qui comme des lucioles illuminent avec la lune la redoutable réponse qui arrive face à une telle agression. Elles explosent … Comme des volcans énervés qui se déchaînent sur les blindés verts. La brume qui tombe et se répand dans les rues au fil des heures, le brouillard épais nous aveugle, un zorrillo* traître nous asphyxie et nous pleurons. Nous pleurons de rage, nous pleurons pour les morts, nous pleurons de bonheur, nous pleurons en nous rebellant, nous pleurons à cause des gaz.

Et la lune ne calme pas cette soirée orageuse. Elle l’observe avec dédain, mais elle observe quand même, car la lune verra toujours ce que le soleil n’a pas pu voir. Comme des chats perchés sur des toits, nous vivons l’agitation. Nous nous déplaçons éreintés jusqu’à chaque carrefour. Les lucioles s’en vont maintenant, les volcans continuent leur incessante et lumineuse furie, les guêpes vont à la rencontre de leur attaque mortelle, et après chaque tir cherchent à s’incruster dans ces crânes misérables.

Les pistolets hurlent, les guêpes partent à l’attaque et les traversent, tandis que la nuit continue dans son apogée. Les blindés verts éclatent en sanglot, pour ensuite fuir pour rester en vie.

La lune est partie, les loups en meute hurlent de joie, les volcans, oiseaux, chats, lucioles et guêpes dansent ensemble victorieux tandis que le chaos se déchaîne à chaque carrefour.

Un flic est mort, et les balles continuent de répondre.

* littéralement c’est la mouffette, mais ça désigne les petits véhicules blindés qui dispersent des gaz lacrymogènes

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